La carrière souterraine Parrain
Bien que mentionnée pour la première fois dans l’aveu du 21 novembre 1601, la carrière Parrain semble déjà exister à la fin du XIVème siècle. Le vergelé (pierre dure) et la pierre de Trossy (pierre fine et tendre renommée plus belle que la pierre dite de Saint-Leu) ont été extraits de cette carrière.
Dans la carrière Parrain, la technique dite «des piliers tournés» permettait d’extraire la pierre en suivant les fissures naturelles et en laissant des piliers retenant la masse supérieure. A partir de 1860, la pierre a été extraite à l’aide de la lance (longue tige métallique d’au moins 1m jusqu’à 4 m de long, pointue ou tranchantes) qui était maintenue en hauteur. Par la force du balancier et du carrier, elle permettait de percer une tranchée verticale dans la pierre.
L’exploitation de la carrière Parrain cessa en 1925, période à laquelle les carriers cessent progressivement l’exploitation en souterrain. Mieux outillés, ils peuvent extraire les bancs de pierre dure situés au-dessus des galeries souterraines. La carrière Parrain s’ouvrait sur la partie arrière de la ferme appartenant à Monsieur Lamy, maintenant siège de la Maison de la Pierre du Sud de l’Oise. Les galeries souterraines s’étendent sous la partie haute de Saint-Maximin appelée « les Champignolles ».
Cette très grande carrière possède plusieurs ouvertures qui permirent à de nombreux habitants de la commune de trouver un abri assez sûr pendant les bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre et pour quelques temps encore la carrière a servi de refuge à une très grande partie des trois à quatre cents habitants restés dans la commune.
Cette carrière fut ensuite exploitée en champignonnière avant que son entrée devienne un atelier de carrosserie automobile. Elle fait partie aujourd’hui de l’ensemble des sites gérés par la Maison de la Pierre du Sud de l’Oise.
Le Tropique
C'est l'une des curiosités de Saint-Maximin qui fit l'affaire des marchands de cartes postales du début du siècle dernier. Au carrefour de plusieurs carrières souterraines ou aériennes, cet endroit est caractérisé par un fontis en cloche : effondrement de la masse supérieure formant un cercle vide d'où l'on peut apercevoir le ciel. De chaque côté du Tropique, il existait de nombreuses entrées de carrières dont certaines ont été transformées en habitations troglodytiques, devenues aujourd'hui des caves ou des passages souterrains vers des maisons bâties.
Le Tropique, et plus particulièrement le Trou du Tropique, est un lieu de mémoire pour les habitants de Saint-Maximin car il témoigne de l’extraction de la pierre, à cet endroit, dans des carrières souterraines, dans les siècles passés.
Beaucoup Saint-Maximinois y ont joué dans leur enfance ; certains y ont même habité, réfugiés là après les destructions des bombardements de la seconde guerre mondiale.
Enfin, nombreux sont ceux qui ont emprunté ce passage pour changer de quartier de ou, tout simplement, pour se promener.
C’est aussi un lieu connu de nombreux randonneurs qui ont parcouru ou qui empruntent actuellement le GR 11. Malheureusement, aujourd’hui, ils ne peuvent plus le traverser et doivent utiliser une route goudronnée au lieu d’un agréable chemin.
Le trou du Tropique va être réhabilité en 2009 – 2010. Il redeviendra ainsi un lieu de passage pour les Saint-Maximinois et les randonneurs.
L’ancienne ferme Lamy
Elle témoigne du village d’avant les destructions massives de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après une importante réhabilitation architecturale, elle abritera :
La construction de l’espace dédié aux expositions temporaires commence en 2008. Il sera ouvert au public à la fin du premier semestre 2009. Son architecture résolument contemporaine témoignera de l’utilisation de la pierre comme matériau d’aujourd’hui et de demain.